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Je chante mes origines : Redécouvrir l’ancestral haïtien de Montréal

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Poster au National : Je chante mes origines C’est la première fois que je réécris dans mon blogue, à la suite de l’avoir plaqué pour une longue absence. Une longue absence qui se motive par le fait que dans une vie, il faut quelquefois brûler la chandelle par les deux bouts, ce qui était mon cas récemment de manière intensive. Notamment, il fallait que je plaque l’écriture, car elle ne me fait pas vivre, tout comme elle ne peut pas faire vivre une grande et juste proportion de la blogosphère montréalaise. Or, j’ai acquiescé à l’invitation d’un concert, dont je n’ai pas eu le moindre regret d’y assister. Le concert était Je chante mes Origines, organisé au théâtre Le National, le 1er mars dernier par la société fr.lystproject.com , dont Stéphane Poirier et Lynda Savoie furent les principaux organisateurs. Ce que j’ai découvert en somme, c’est la qualité des origines chantées par un ensemble d’artistes qui semblent emplis d’une certaine promesse. Il n’existe point un moment au ni...

Le Rôdeur : une anecdote de peur

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Dans ma mentalité d’adolescent d’autrefois, ce fut une longue histoire, dont j’en ai oubliée les origines, tellement qu’elle réside loin, au fond de ma mémoire. C’était un soir malingre, marqué par la chaleur funeste d’un mois d’août. Je regardais un film de science-fiction au sous-sol, sur un grand téléviseur de 16 pouces. À cette époque, ce n’était point un grand écran plasma, mais bien un gros tube cathodique qui prenait l’ampleur d’un coin emménagé du salon. Bref, c’était aussi la fortune glorieuse et bourgeoise de mes parents, et vers cette même époque, j’avais alors 18 ans. Me revoilà encore dans ce sous-sol, refait avec le mobilier du rez-de chaussée. Quelques meubles et quelques divans remplissaient l’endroit, tout autant que deux ou trois longs tapis qui gisaient sur le plancher de béton armé. L’humidité de cette cave atteignait un seuil plus que confortable, car le niveau du rez-de chaussée faisait suffoquer moi-même et le reste de la famille, de par son record de canicu...

Les Misérables : Revenir aux sources avec Hugo

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Isabelle Allen et Hugh Jackman «Je serai Châteaubriand ou rien.» -Victor Hugo Au départ, je me sentis au paradis blanc de l’esthétisme, car je venais tout juste d’engloutir dans mon for intérieur, la première marque du génie musical contemporain, en commençant par la prodigieuse musique de Claude-Michel Schönberg. Devant mon blocage, je ne savais trop quoi dire pour critiquer la pièce et le film, tant que ma tête et mon cœur furent métamorphosés en un brasier ardent de la passion, suite à son visionnement. Le film fut mon premier rapport avec la musique de Schönberg. Ce fut cette expérience au cinéma, à l’instar de contempler la vraie comédie musicale dans un lieu sacré du théâtre dans l’exemple de la Place des Arts, bref si on veut bien. Veuillez excuser ma petite nature populiste, si j’ai opté pour la version filmique de 2012 par Tom Hopper, une magnifique transposition à l’écran du chef-d’œuvre musical de C.-M Schönberg, d’Alain Boublil, de J.-M. Natel et d’Herbert...

Une soirée pour le jour de l’an – Le «Sequel»

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Hélène Bourgeois-Leclerc, Louis Morissette, Véronique Cloutier, Michel Courtemanche, Joël Legendre En cette soirée du 1er janvier, je voulais m’attarder à une chronique de la télévision d’État, qui prenait son ampleur propre pour un bilan de l’année à la fois chargé et humoristique, concernant le réveillon de la nouvelle année 2013. Comme je fus le seul de mon entourage qui visionnait Radio-Canada, je fus gâté de son excellent temps à l’antenne. Infoman 2012 D’un caractère général, le talent dans l’écriture pour l’humour et l’actualité de l’équipe d’Infoman : Jean-René Dufort, Richard Gohier et Pascal Lavoie, se voulait tel un bon apéritif pour le Bye Bye . Dufort tourne avec brio l’actualité pour la rendre à son plus satirique et scabreuse, sa revue de l’année, démontrant les recoins sombres du récit des événements, d’une intelligence bien caustique. Vu le croisement entre l’humour et le journalisme, Dufort utilise la valeur documentaire et archivistique de l’image et du s...

Django Unchained : Le western selon Tarantino

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Leornado DiCaprio et Jamie Foxx Si Sam Peckinpah avait voulu produire son dernier western à l’époque durant les années 60, il aurait probablement emprunté le concept de Tarantino, Django Unchained , pour en faire un drame sérieux, plutôt que d’une comédie. Cela lui ressemble en contenu et en style, tout comme pour le style du western-spaghetti. Le film de Peckinpah aurait eu encore les mêmes excès théâtraux dans sa violence, tout en ne devenant jamais une source de comédie.  La violence et les gags scénaristiques sont aussi les sources de comédie pour Tarantino. Peckinpah, quant à lui, se serait contenté d’être sérieux. Tarantino emprunte beaucoup dans le style de Sam Peckinpah et de Sergio Corbucci depuis son générique d’ouverture jusqu’à sa toute fin. La chanson thème d'ouverture est directement emprunté du film Django (1966) de S.Corbucci, tout autant que l'on constate de la même police pour le générique. Cependant, on assiste à un film qui est complètement du Ta...

Une histoire de Noël

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Nous sommes au Pôle Nord, dans la grande immensité de l’Arctique. Le Père Noël, le gros vieillard que nous connaissons toujours depuis si longtemps, est assis sur une banquise, perdu dans la pleine grandeur de cet hiver blanc. Le Père Noël semble songeur, méditatif et déprimé, tandis que ses jambes et ses bottes noires balancent sur de la glace épaisse, celle d’un étang bien rond. Clovis, l’un des lutins du Père Noël et Magnus, le chef ouvrier de tous les lutins sont à la recherche du Père Noël. Magnus est plus grand que Clovis, et il semble trôner au-dessus de lui. Magnus semble plutôt un adolescent, qu’un jeune garçon. Non loin derrière eux, il y a Corlatine, la seule fille lutin de tout le village, habillée chaudement d’un long manteau de rouge bourgogne, et qui poursuit Magnus et Clovis à la trace. CORLATINE : Non mais, attendez-moi ! Clovis se retourne et constate Corlatine derrière, courant de vive allure vers eux. CLOVIS : Ah, Corla ! Ça ne te regarde pas. Retourne donc...

L’affaire Rémy Couture – Après-coup du Verdict

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Ce fut une affaire à la Cour qui me dégoûtait de semaine en semaine, à cause de l’absurdité d’un procès pour un maquilleur et designer d’effets spéciaux qui est trop performant, tellement brillant que cela marche contre lui. Maintenant, j’écris cet article, tout en laissant de côté le second jet de mon roman qui s’étire sur 157 pages, car ma révulsion, pour cette malheureuse histoire, est à son summum. Oui, un second jet, parce qu’il faut se réécrire, naturellement si on veut que le livre soit à son meilleur, comme toujours. Pourquoi suis-je si répugné ? Probable aussi que je suis un critique et auteur, et maintenant un monteur vidéo pour le Web qui veut joindre les deux bouts, en tant que pigiste. Rémy Couture était sur la sellette, parce qu’il est un maquilleur de cinéma extrêmement compétent, allant même en déduire que son travail révèle l’étoffe d’un génie sans précédent au Canada. Malheureusement, son génie dans sa profession lui entraîna des charges de corruption des mœurs...