samedi 17 décembre 2016

Discours de banquet pour mon pere -12/12/2016

Mon premier discours commandé et ce fut un discours pour mon père, parce qu'il avait besoin d'un discours de congrès de Noël pour la soirée autour d'un banquet. Un discours qui ne pouvait pas durer plus long que deux minutes et vous le voyez ici-même dans son intégralité. Le discours est en Anglais, pour la simple raison que c'est une compagnie anglaise où il travaille, la langue "dominante des affaires".



My fellow colleagues. People of the Administration. We are now gathered around this banquet on this holiday season to summarize the year that has passed before us. 2016 was a good year in which we amassed a good and steady fortune that we can all appreciate in the parking business, could it be for this year and for many years to come. Of course, we can probably bet on it, because parking is an essential service for all, it will be there for people just as long as people will have cars, that now remains just as certain as the turning of the earth.

But now, I stand before you as one of your oldest colleagues, and some would call me the dean of this establishment. As a result of being a dean in a business, I’ve led a fruitful professional life and like you, I was also blessed with the grand and long career that this great company afforded me. I`ve also led as much of a wonderful life at home as I raised two wonderful boys who are now adults thriving to find their own means in this world.


For almost thirty years, I have known practically everything of the inner workings of this company, but if there is something that I do know about what can make a company great, it’s only because of will. It is because of will that a team can work properly with one another. It’s also because of motivation that you can give an appropriate performance. Yet, will seems like it is the key to anything, even for success, because without will, there is no ambition and without will, there is no self-affirmation. Will plays a crucial part in a man’s fate and life, because without will, there is no such thing as perseverance. If you’re born without will, you`re also born without identity, self-respect and hope.

So on this season of Christmas, we can think about our own achievements and as we can find people who are more misfortunate than ourselves and who are going through the holidays in the midst of loneliness and poverty. So if you`re lonely on this holiday season, you shouldn’t stop to think that someone that you may know is also lonely somewhere in the world, and then you would realize that the two of you aren’t exactly lonely, it’s only the distance that separates.


(Find a glass with wine and raised it. - Toast )Now, as we are on the final resting place of the year of 2016, we shall give its final exit and farewell and we shall welcome a new year of hopeful success, abundance and health and most importantly goodwill and prosperity. (Hold for applause)


- 12/12/2016

mardi 7 juin 2016

Cruising Bar(1989) et Cruising Bar 2(2008): La répétition d’un film culte sur la séduction



J’avais longtemps gardé des bons souvenirs à propos du film Cruising Bar, réalisé en 1989 par Robert Ménard. Je garde aussi un excellent souvenir de la musique originale de Richard Grégoire qui fait pâlir en comparaison la musique du deuxième film. Robert Ménard est un réalisateur qui exerce un sens propre pour la comédie dans le timing et l’exécution et surtout dans sa parfaite maîtrise de la mise en scène afin de mieux diriger les talents tantôt tragiques et comiques de Michel Côté. Cruising Bar nous introduit les quatre personnages : Jean-Jacques dit Le Paon, Gérard dit Le Taureau, Patrice dit Le Lion et Serge dit Le Ver de Terre, tous incarnés par Michel Côté dans une aisance inouïe. Jusqu’à ce jour, c’est une performance qui rivalise le jeu de Peter Sellers. Sellers a déjà interprété trois rôles différents pour la comédie noire de Stanley Kubrick, Dr Strangelove : Or how I stop worrying and love the bomb (1964). Peter Sellers était aussi un génie comique complètement intransigeant avec lui-même et qui témoignait une rage haineuse contre son rôle le plus connu, L’Inspecteur Clouseau des nombreux films de la série La Panthère Rose. Clouseau incarnait exclusivement l’argent pour Sellers et ce dernier aimait toujours travailler avec son ami réalisateur Blake Edwards. Une longue amitié qui s’est cultivée en six films de la série La Panthère Rose.

Quant à Côté, nous savons qu’il a un amour pour ses quatre personnages. Pour les deux films Cruising Bar 1 et 2, on ressent davantage la main de Michel Côté qui travaille sur la production du film que la main de Robert Ménard, en ce qui aurait trait de la scénarisation. Certes, je me demande pourquoi il a trois scénaristes Michel Côté, Robert Ménard et Claire Wojas, parce que l’on sent trop l’omniprésence de Côté dans les deux films. En quoi Claire Wojas et Robert Ménard ont contribué aux films ? Est-ce que Ménard et Wojas ont écrit les sketches et les gags issus dans les deux films ? On ne sait pas trop comment ils peuvent écrire le film à trois, car trois personnes pour l’écriture scénaristique, cela fait plutôt une cohue qu’autre chose véritablement. Parce que pour le premier Cruising Bar et le second Cruising Bar 2, on obtient simplement un exercice dans la répétition. On répète exactement la même histoire dans sa suite, alors essentiellement si on a vu Cruising Bar 2, on vient de voir le premier sans même l’avoir vu et vice-versa.

Cruising Bar 2 veut faire évoluer ses quatre personnages afin de montrer l’évolution dans leur vie amoureuse et professionnelle, mais n’y arrive pas car le contenu des quatre personnages aurait besoin d’être mieux étoffé dans un film plus long. En principe, le premier film ne savait pas trop comment contextualiser ses personnages avec leur environnement et les autres personnages, car dans le film, ils semblent vivre dans un vacuum : laissés à eux-mêmes sans avoir de relations significatives avec autrui. Par conséquent, les personnages restaient dans leurs traits dominants, mais le public les adorait comme étant des personnages sympathiques de par leurs traits dominants. Certes, il est vrai qu’un film d’une heure et demie ne peut pas tout nous dire sur ses personnages en profondeur. Voilà pourquoi on a inventé les téléromans, les sagas, les romans fleuves, les téléromans fleuves et les miniséries.

 Pour un film d’une heure et demie, on peut tout le temps saisir l’essentiel pour les personnages, et c’est ce que fait le premier film. Cruising Bar se concentrait uniquement sur les quatre personnages, en restant uniquement sur les traits de caractère propres, ainsi que son intrigue pour la soirée et l’aventure d’un soir pour chacun des personnages. Cruising Bar 2 est exactement cela, une répétition du premier : on se concentre sur les quatre personnages, en restant uniquement sur les traits de caractère propres, ainsi que son intrigue pour la soirée et l’aventure d’un soir pour chacun des personnages. Les seules différences d’intrigue pour Cruising Bar 2, Serge, notre Ver de Terre national fait l’effort de sortir de son cocon pour apprendre à mieux socialiser dans une école de danse avec des conséquences hilarantes. Jean-Jacques, notre Paon provincial, doit se confronter à son homosexualité, car il n’arrive pas à maintenir une relation stable et mutuelle avec une femme. Les intrigues de Patrice et de Gérard, c’est du pareil au même, soit parce qu’ils sont trop caricaturaux ou on ne cherche pas à en faire plus. Alors, Cruising Bar 2 agit davantage comme un remake ou reboot que d’une vraie suite. On a voulu recréer la magie du premier film, ce que les suites ou « sequels » de film veulent presque toujours faire également, mais les suites ne parviennent pas à nous faire oublier l’original. Donc, la suite n’accomplit rien et le remake/suite nous semble inutile.

Je peux toujours recommander le premier pour la qualité de son humour, la spontanéité de la mise en scène chez Robert Ménard et du scénario mieux ficelé de C. Wojas, M. Côté et de R. Ménard, car la performance de Michel Côté reste la meilleure et pour les performances souples et parcimonieuses de Véronique LeFlaguais, Geneviève Rioux,  Roger Léger et  Jean-Pierre Bergeron, ainsi que de Louise Marleau. Je recommande aussi Cruising Bar pour la musique originale de Richard Grégoire qui est une présence en soi pour la musique de bars et de boîtes de nuit dans tout le film. Cruising Bar 2 devient juste un objet de curiosité.